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Science fiction


JOURNAL DE L'AN 3016
Autres années : 3015 - 3016




 
24h de calvaire, enfermé dans un univers virtuel défaillant
Cyber - janvier 3016

Horrible mésaventure chez un fournisseur de réalité virtuelle. Une défaillance logicielle contraint un client à passer 24h d’angoisse.


Depuis déjà de longues années et pour un prix de plus en plus abordable, la réalité virtuelle offre une forme d’évasion rapide et efficace pour qui n’a pas les moyens de voyager ou de mener une vie agréable. Oui mais voilà, pour certain, le rêve se transforme parfois en cauchemar.

Une célèbre entreprise fournissant des accès à de nombreux univers virtuels parmi les plus appréciés vient de révéler l’horrible aventure qu’a du endurer un de ses clients. Malgré les nombreuses sécurités mises en place à tous les niveaux pour protéger les cybernautes, une défaillance logicielle est apparue lors d’une exploration virtuelle, causant l’effondrement de l’univers recréé. Les effets resteront indescriptibles, la logique du monde ayant pu basculer vers l’absurde mais ils ont été bien réels : Géralk O. en a fait les frais et a subi un traumatisme profond, le plongeant dans une stupeur cataleptique longtemps après sa déconnexion automatique.

Géralk O. vient de sortir du centre médical et s’est trouvé incapable de décrire l’angoisse qu’il a vécu alors qu’il était interrogé sur l’Hypermédia sur sa drôle de mésaventure. Nous reprenons ici quelques uns de ses mots parmi les plus cohérents : « Mon corps se disloquait, les murs m’écrasaient. Mes bras s’allongeaient indéfiniment, faisaient le tour de mon corps comme un tourbillon, entraient dans ma tête visqueuse qui me regardait. Et les sons, les sons étaient terrifiants ». Après le pauvre homme s’est enfermé dans un mutisme complet. Nous n’avons pas pu en savoir plus.

Des associations militantes prônant le retour aux valeurs vraies et à la nature en ont profité pour monter au créneau, criant les dangers pervers de ces technologies diaboliques à qui voulait bien les entendre. Une manifestation improvisée a même eu lieu devant la société responsable de la fabrication des logiciels de réalité virtuelle incriminés. Au plan légal, de multiples plaintes ont été déposées mais ce n’est pas le fait de Géralk O. qui a préféré un règlement à l’amiable, empochant, du coup, une coquette somme en guise de dédommagement. L’homme n’a pas su dire s’il referait confiance, un jour, aux univers virtuels. Avouons qu’il y a de quoi nous faire réfléchir.


F.J. Volk




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